SEO de base : poser les fondations pour qu'on vous trouve sur Google
Ce chapitre n'est pas une formation SEO complète
Le référencement éditorial — la stratégie de contenu qui amène du trafic durable — a sa propre formation. Ici, on s'occupe des fondations techniques et on-page : les réglages de votre site qui font que Google peut le comprendre, l'indexer et le proposer. C'est la part « plomberie » du SEO, celle qui se règle une fois et qui conditionne tout le reste. Un site magnifique mais invisible de Google est un panneau publicitaire au fond d'une cave.
Les fondations indispensables
Quel que soit votre builder, vérifiez ces éléments — ils représentent l'essentiel du SEO technique d'un petit site :
- Une balise titre (
title) unique par page, sous ~60 caractères, qui décrit clairement le contenu et contient le mot que les gens taperaient. C'est le texte bleu cliquable dans Google. - Une méta-description par page (~150 caractères) : elle n'influence pas le classement mais décide qu'on clique ou non.
- Une seule balise
H1par page (le grand titre visible), puis desH2/H3pour structurer. Google lit cette hiérarchie comme un plan. - Des URL propres et lisibles :
votremarque.com/coaching-dirigeantsplutôt que?p=12873. - Un texte alternatif (
alt) sur les images : il décrit l'image pour Google et pour l'accessibilité. - Le HTTPS actif (le cadenas) : non négociable, et inclus par défaut chez tous les builders sérieux.
Les builders modernes (Framer, Webflow, WordPress avec l'extension Yoast ou Rank Math, Wix, Squarespace) exposent tous ces réglages dans une interface simple. Vous n'écrivez pas de code ; vous remplissez des champs.
Se faire indexer : les deux outils gratuits indispensables
Avoir un site ne suffit pas : Google doit savoir qu'il existe. Deux outils gratuits de Google sont incontournables.
- Google Search Console. Vous y déclarez votre site, vous soumettez votre sitemap (la carte de vos pages, générée automatiquement par votre builder à l'adresse
/sitemap.xml), et vous demandez l'indexation de vos pages. C'est aussi là que vous verrez plus tard sur quels mots-clés on vous trouve, votre position moyenne et vos clics — la boussole de votre visibilité. - Google Business Profile (ex-Google My Business). Indispensable si vous avez une activité locale ou recevez des clients : c'est la fiche qui apparaît dans Google Maps et dans le panneau de droite, avec horaires, avis et téléphone. Gratuit, et souvent la première source de clients pour un commerce ou un cabinet.
Créez les deux dès la mise en ligne. Sans Search Console, vous pilotez à l'aveugle.
Le minimum de contenu qui aide vraiment
Pour qu'on vous trouve, votre site doit dire, en mots, ce que vous faites et pour qui. Trois réflexes :
- Nommez votre activité et votre zone dans les textes : « consultante RH pour PME à Lyon » est trouvable ; « je révèle votre potentiel » ne l'est pas.
- Une page = un sujet. Si vous avez trois prestations distinctes, créez trois pages plutôt qu'une page fourre-tout : chacune pourra se classer sur ses propres mots.
- Une page « à propos » réelle et une page contact avec vos coordonnées : Google valorise les sites qui inspirent confiance (le fameux signal E-E-A-T : expérience, expertise, autorité, fiabilité).
Si vous voulez aller plus loin, un blog (natif dans WordPress, Webflow, ou via le CMS de Framer) permet de répondre aux questions que se posent vos clients et d'attirer du trafic — mais c'est le sujet de la formation SEO dédiée.
Les erreurs qui vous rendent invisible
Quatre pièges fréquents tuent le référencement d'un petit site : bloquer l'indexation (la case « décourager les moteurs de recherche », activée par défaut en mode brouillon sur WordPress, qu'on oublie de décocher au lancement) ; un site lent ou illisible sur mobile (Google indexe d'abord la version mobile — voir chapitre 9) ; du contenu en image (un texte mis en image n'est pas lu par Google) ; et des pages dupliquées sans contenu propre. Vérifiez ces quatre points avant tout.
Ce qu'il faut retenir
Le SEO technique d'un petit site se résume à des fondations propres — titres, descriptions, hiérarchie, URL, HTTPS, images décrites — que votre builder vous laisse régler sans code. Branchez Google Search Console et soumettez votre sitemap pour être indexé, créez votre fiche Google Business si vous avez une activité locale, et écrivez des textes qui nomment clairement ce que vous faites. La stratégie de contenu viendra ensuite ; sans ces bases, elle ne servirait à rien.